Marc Schillaci : le serial entrepreneur raconte son parcours !

 

 

Quand on a l’entrepreneuriat dans la peau…

 

 

> Avant d’être entrepreneur tu étais… 

Entrepreneur ! J’étais étudiant dans une école d’ingénieur, et alors que j’avais 19 ans, j’ai créé mon premier logiciel de planification de projet. Depuis j’ai toujours été entrepreneur, je n’ai jamais fait partie d’une entreprise autre que la mienne.

Une fois diplômé, j’ai créé une société de service que j’ai revendu en 1996. J’ai décidé de m’installer aux Etats-Unis où j’ai lancé EBZ (avec Marc Heurtaut co-fondateur et Directeur Technique d’Oxatis) , l’ancêtre de ce qui est aujourd’hui Oxatis. J’ai vendu EBZ à des canadiens qui ne projetaient pas d’étendre l’activité en Europe, c’était donc l’occasion idéale pour créer Oxatis, reprenant le même concept, en France.

 

> Une histoire de famille 

Pour moi l’entrepreneuriat est une forme d’aventure moderne, où chacun tente d’améliorer ce qui existe, de découvrir de nouveaux horizons, de nouveaux services pour ses clients, de nouvelles façons de les servir, de les convaincre. Pour que le tout fonctionne, tout repose sur les hommes et le rôle du chef d’entreprise est de s’entourer de gens plus compétents que lui dans chaque domaine, de faire en sorte qu’ils mettent leurs talents au service d’un projet, et que la somme de ces talents soit plus grande que la somme des individualités qui composent l’équipe.

 

<L’entrepreneuriat est dans les gênes de ma famille : mon père était entrepreneur et mon grand-père aussi>


La première chose qu’il faut comprendre c’est qu’entreprendre c’est accepter l’échec. Lorsque l’on fait face à un échec une première fois, il est difficile de s’en remettre. J’ai connu des échecs mais mes premières entreprises ont été de vrais succès ce qui m’a donné la possibilité d’avoir plus de recul sur mes échecs. Il me semble qu’en France on juge un peu trop vite des qualités d’entrepreneurs ou non des personnes sur le résultat de leur premier essai. C’est dommage.

 

> Pour le meilleur et pour le pire 

Dans la vie, on essaye souvent d’oublier les mauvais souvenirs pour ne garder que les bons. Je n’ai donc pas vraiment de mauvais souvenirs dans ma carrière d’entrepreneur. Si je devais citer une difficulté, je dirais que ce qui est difficile en France, c’est la dichotomie qu’il y a entre l’Etat et l’entrepreneur. L’Etat a un temps de réaction et une rigidité qui est par moment incompatible avec l’état d’esprit d’un entrepreneur !

 

<Mon conseil pour les futurs entrepreneurs : écouter les autres, et aussi s’écouter soi !>


> Entreprendre humainement

Il y a différentes phases dans une entreprise. La phase de 1 à 15 personnes, qui est assez agréable à gérer. C’est une question de charisme, l’entrepreneur à un accès direct à son équipe, il connait chaque personne… Puis, tout d’un coup, on passe au-dessus de 15 personnes ou le middle management entre en jeu, ce qui n’est pas aisé, et enfin arrivé à 40-50 personnes ou de nouveaux challenges se posent. Le risque est que l’entrepreneur délègue la tâche de motiver les collaborateurs qui le suivaient à des personnes qui sont parfois très performantes techniquement mais pas forcément bon manager.

 

<Le plus délicat pour moi reste le passage d’entrepreneur à chef d’entreprise>


> La clé de la polyvalence

Le chef d’entreprise doit être flexible : avoir les compétences à la fois techniques, financières, marketing, managériales et commerciales. Enfin un entrepreneur doit être communiquant, il ne peut pas se contenter d’être juste un bon technicien, un bon financier ou un bon commercial.

 

> L’équilibre entre vie personnelle et professionnelle

Aujourd’hui, les choses ont énormément changé avec Internet. Avant, le travail se faisait essentiellement en local : pour faire marcher son entreprise il fallait rester au bureau. Aujourd’hui le mode de vie est très différent, grâce au web les gens peuvent adapter leur emploi du temps, rentrer chez eux, profiter de leurs familles puis travailler s’il le faut avec leur pc depuis chez eux.

 

<On dit qu’on ne peut pas se déconnecter du travail… SI ON PEUT !>


Personnellement je préfère travailler ½ voire 1h par jour en vacances plutôt que de revenir et me retrouver avec 1200 mails à traiter. Le vrai secret c’est de savoir alterner concentration et détente et déconnecter très rapidement. C’est déjà un exercice quotidien que de passer en quelques secondes d’une tâche à l’autre dans l’entreprise, il faut apprendre à se ressourcer très vite dès qu’un créneau rend la chose possible… 

 

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